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Romain de la tête aux pieds 

 

Une exposition de l’archäologisches Landesmuseum Baden-Württemberg, Constance (D), adaptée par le Musée Romain de Vallon

 

Du 3 décembre 2005 au 17 avril 2006 

Chacun de nous sait certainement à quoi ressemble un Romain ! Des films comme « Quo Vadis », « Cléopâtre » ou « Gladiateur » façonnent l’image de l’homme de cette époque. Mais est-elle correcte ? Que nous reste-t-il du vêtement romain ? Que peut-on dire, par le biais des recherches archéologiques, de la tenue des Césars ou de l’habit des simples citoyennes et citoyens ? Comment fabriquait-on les étoffes, quels étaient les couleurs et les matériaux que l’on utilisait ? Qu’est-ce qui était en vogue ?

 

L’exposition donne un aperçu de l’habillement à l’époque impériale (Ier-IIIe siècle), nous entraînant dans le monde de la confection et du travail des textiles, nous initiant aux techniques de tissage des diverses étoffes ainsi qu’aux procédés de teinture qui permettaient de satisfaire la demande en somptueuses toilettes de couleurs vives. Le défilé des vêtements romains et provinciaux, avec leurs accessoires, modifie notre vision de la mode antique : habits taillés et manteaux, bijoux et chaussures, de même que coiffures reconstituées d’après les bustes antiques ressuscitent les habitants de Rome et de ses provinces, dans leur tunique, leur palla et leur stola. Les auteurs antiques témoignent du tracas que suscite le fait de devoir revêtir la toge, ou décrivent la curieuse façon qu’ont les Celtes de se vêtir. Bijoux originaux, fibules (broches destinées à fermer les habits), matériel de couture et de tissage parachèvent le tableau.

 

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Pour ce qui concerne les affaires de mode, la ville de Rome n’était pas toujours le centre du monde : les provinces de l’Empire, très différentes d’un point de vue culturel, possédaient chacune leur propre mode. Sur leur stèle funéraire découverte à Mayence, le marchand Blussus et sa femme Menimane, par exemple, portent le costume typique des Gallo-Romains de moyenne Rhénanie. Grâce à leur côté pratique, certains habits comme le pantalon ou le manteau à capuche qui n’étaient à l’origine portés que dans les provinces germano-celtiques, trouvèrent rapidement et avec succès un écho dans le monde romain de la mode. Malgré des prescriptions vestimentaires souvent rigides, les milieux aisés adoptèrent des tendances quelque peu singulières – ainsi était-il par moments « in » de se teindre les cheveux en blond, à la mode « barbare »… Pour dresser ces coiffures qui rappellent le style baroque ou pour draper ces longs tissus de façon correcte, les dames et messieurs de la classe supérieure devaient recourir à des domestiques formés à cet effet. En outre, la maison impériale était à la pointe de l’innovation : qu’il s’agisse de Caracalla et du manteau de soldat (le caracalla) qu’il portait volontiers et auquel il doit son surnom, de Marc Aurèle et de sa barbe à la philosophe ou de Livia, femme d’Auguste dont les coiffures simples et les vêtements conservateurs donnent l’image idéale de la vertueuse épouse romaine, c’est eux que le citoyen branché de l’Empire romain copiait.

Clara Agustoni

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Musée Romain de Vallon