Exposition temporaire 2012 : L’art du temps

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Jacques Cesa, Flaviano Salzani, Massimo Baroncelli exposent au Musée romain de Vallon

Exposition temporaire du 24 mars au 28 mai 2012

resized_300x621_afficheTrois artistes, Cesa, Salzani, Baroncelli, s’emparent du site romain de Vallon. Ils y déversent puissance, savoir-faire, regard, ironie, astuce, fragilité, leur manière d’allumer la mémoire. Comme s’ils souhaitaient nous faire voyager au cœur de la matière. Et que découvre-t-on? L’art du tapis de pierre d’aujourd’hui, l’amour des objets redécouverts pour fausser l’ennui et une poésie ludique pour ne pas dire divinatoire.

Ainsi s’exprime Michel Rime, journaliste et ami de Jacques Cesa, Flaviano Salzani et Massimo Baroncelli. Quelques mots nets, tranchés, pour dépeindre trois artistes aux parcours multiples, au long desquels l’art et l’archéologie se sont côtoyés et mêlés tels des éléments indissociables et complémentaires.
Si Jacques Cesa a été attiré dès son enfance par les pavements en mosaïque, Flaviano Salzani et Massimo Baroncelli ont flirté avec le passé dont ils ont dessiné les traces sur les chantiers archéologiques du canton.

Les œuvres qu’ils présentent au Musée romain de Vallon puisent leur inspiration dans l’archéologie du passé ou du futur, fruits du regard d’artistes posé sur les objets, la matière et le savoir-faire.

Jacques Cesa expose l’atelier, la démarche de la création jusqu’à l’aboutissement de la réalisation. Son approche est didactique et il invite le public à voir et à toucher, de l’esquisse du projet à la pierre. Cette dernière est la composante première de ses pavements, qui empruntent à l’Antiquité l’art de découper marbres et autres pierres de couleur en plaquettes de formes variées, pour les assembler en dessins (l’opus sectile). En plus de cela, il reproduit, à la mine, Diane la chasseresse qui l’a jadis captivé dans les bois, puis au Musée romain de Vallon.

Flaviano Salzani se veut en mouvement, « de passage » comme il le dit lui-même. Ses créations proches de la matière première – terre et bois principalement – sont des objets que l’on peut emporter avec soi, petits bagages qui accompagnent le voyage… L’envol d’Icare (récemment découvert dans les fouilles du site de Vallon) l’inspire pour des figures aériennes, voire intemporelles.

Massimo Baroncelli est avant tout un dessinateur hors pair qui croque l’objet archéologique et le décortique jusqu’aux lignes essentielles. Tout attire son attention et provoque la création : lampe, casque de Mars, peigne, fibules … De ses traits nets il crayonne les pourtours et découpe des silhouettes qu’il rehausse des couleurs vives et transparentes de ses aquarelles.

Présence des artistes en marge de l’exposition: les dimanches 1er avril, 22 avril, 20 mai à 14h30.

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