Exposition temporaire 2004 : Archéologie dans l’empire ottoman autour de l’an 1900

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Du 6 décembre 2003 au 10 avril 2004

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Cette exposition a été conçue, à l’origine, comme le support iconographique d’un colloque international que Véronique Krings, Maître de conférences à l0Université de Toulouse II, et Isabelle Tassignon, membre belge de l’Ecole française d’Athènes, toutes deux docteurs en Philosophie et Lettres de l’Université de Liège, ont organisé à l’Academia Belgica de Rome au mois de février 2002. Ce colloque, intitulé « Archéologie dans l’Empire ottoman autour de 1900: entre politique, économie et science » tendait à cerner le rôle des archéologues belges, français, anglais et allemands dans l’Empire ottoman – principalement la Turquie – de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, dans un contexte de farouche concurrence politique et culturelle et d’expansion économique. Il a réuni des chercheurs qui ont présenté les résultats de travaux qui reposent pour l’essentiel sur le dépouillement et l’exploitation d’archives le plus souvent inédites. Un volume reprendra les Actes de ces journées (parution courant 2003).

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L’exposition, réalisée par le service d’imagerie numérique de l’Ecole française d’Athènes, est constituée de photographies – pour la plupart inédites – appartenant à deux fonds d’archives: le fonds « Charles Picard », propriété de l’Ecole française d’Athènes, et le fonds « Franz Cumont », conservé à l’Academia Belgica de Rome. C’est au cours de missions d’exploration réalisées en 1900 dans le Pont et la Petite Arménie, ainsi que dans la région de Smyrne et en Syrie en 1907 que l’historien et archéologue belge Franz Cumont (né à Alost en 1867) fit ces photographies de régions, à l’époque, encore peu connues. Quant aux photos du fonds Picard, elles furent réalisées dans diverses régions de l’Empire ottoman lors de voyages d’exploration accomplis par de jeunes membres de l’Ecole française d’Athènes entre 1890 et 1930. Confrontées à des extraits de récits d’explorations faites à la même époque dans l’Empire ottoman – notamment aux belles pages de Georges Radet, l’histoire et l’œuvre de l’Ecole française d’Athènes, Paris, 1901 – elles constituent le précieux témoignage d’un certain regard occidental sur l’Empire ottoman de la fin du XIXe et des premières années du XXe siècle.

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N’étant pas exclusivement archéologique, cette exposition montre également l’existence de rapports étroits entre ces voyageurs et le monde industriel et de la haute finance. Dans un contexte de lutte d’influences, c’est par conséquent avec le sentiment d’agir pour la patrie qu’ils se lancent sur les routes de l’Empire ottoman.

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Il s’agit en outre d’une exposition susceptible d’intéresser un public très large, allant de l’amateur de photographies anciennes à l’archéologue, sans oublier la personne qu’intéressent l’ethnologie ou les voyages.